Comment apprivoiser la gouache quand on débute
La gouache attire souvent par son rendu mat et velouté, ses couleurs intenses et sa grande liberté d’expression. Pourtant, lorsqu’on débute, elle peut aussi déstabiliser : trop d’eau, pas assez de matière, un résultat qui ne ressemble pas à ce qu’on avait en tête.
Si vous ressentez cela, rassurez-vous : c’est une étape normale. J’ai moi-même traversé ces tâtonnements. Avec le temps, j’ai compris que la gouache ne s’apprivoise pas par le contrôle, mais par l’expérience, la répétition… et une certaine douceur envers soi-même.
Qu’est-ce que la gouache, exactement ?
La gouache est une peinture à l’eau, opaque, au fini mat. Elle partage certaines caractéristiques avec l’aquarelle, tout en offrant une couvrance plus importante. Elle peut être retravaillée une fois sèche, ce qui en fait un médium souple, vivant, parfois imprévisible — et c’est aussi ce qui fait son charme.
Pourquoi la gouache peut sembler difficile au début
Lorsque l’on débute, plusieurs choses peuvent perturber :
le dosage de l’eau, souvent trop proche de l’aquarelle,
les couleurs claires foncent en séchant,
l’envie de vouloir “bien faire” trop vite,
la frustration face à un rendu jugé imparfait.
La gouache demande un temps d’adaptation. Elle invite à ralentir, à observer, à accepter que chaque couche, chaque geste, laisse une trace. Ce n’est pas un médium qui se dompte immédiatement — et c’est précisément ce qui la rend intéressante.
Apprivoiser la gouache autrement : mon approche
Avec le temps, j’ai cessé de chercher un résultat parfait. J’ai appris à considérer la gouache comme un terrain d’expérimentation.
Peindre à la gouache, pour moi, c’est :
accepter l’imperfection,
travailler par touches, par couches simples,
jouer avec les textures et le dosage de l’eau.
s’amuser avec les couleurs, les nuanciers
J’aime aussi la combiner avec d’autres médiums, comme les crayons de couleur ou l’aquarelle, pour enrichir les surfaces et créer des contrastes plus sensibles.
Le matériel : inutile de trop en faire
Quand on débute, il est tentant de multiplier les achats. Pourtant, la gouache ne demande pas un équipement complexe. Quelques couleurs, des pinceaux simples et un papier adapté suffisent largement pour commencer.
L’essentiel n’est pas la perfection du matériel, mais le fait de trouver ce qui vous met à l’aise et vous donne envie de peindre régulièrement.
Peindre pour le plaisir avant tout
La gouache est un médium idéal pour celles et ceux qui souhaitent retrouver le plaisir de peindre sans pression. Elle permet de ralentir, de tester, de recommencer. Elle autorise l’erreur et invite à une pratique plus intuitive.
Peindre à la gouache, ce n’est pas seulement apprendre une technique. C’est aussi apprendre à lâcher prise, à faire confiance au geste, et à accepter que le chemin compte autant que le résultat.
Pour aller plus loin
Si vous avez envie d’approfondir cette approche et de découvrir mes conseils pratiques pour apprivoiser la gouache en douceur, j’ai rassemblé mon expérience dans un mini-guide gratuit, disponible via l’inscription à la newsletter.
J’y partage les repères que j’aurais aimé avoir à mes débuts, toujours dans une logique de plaisir et d’expérimentation.
J’ai également écrit deux livres dédiés à ce médium, pensés comme des espaces d’exploration et de plaisir :
— Gouache, peindre les petits bonheurs (2024)
— Je peins à la gouache (2025)
Ces ouvrages s’adressent aussi bien aux débutants qu’aux personnes souhaitant nourrir leur pratique en douceur.
J’ai également réalisé trois petits tutos pour peindre des pensées avec un dessin à télécharger, une pivoine et comment créer une teinte chair à la gouache.
Voilà ! J’espère que cet article vous a plu 💖
Merci encore à celles et ceux qui me suivent, ici ou ailleurs,
et qui, par leurs mots ou leurs regards, font vivre ces images bien au-delà de l’atelier. ✨
FAQ — Gouache
Qu’est-ce qui distingue la gouache de l’aquarelle ?
La gouache est opaque, veloutée et couvrante. L’aquarelle est transparente et se superpose par glacis. Elles peuvent toutefois se combiner.
Quel type de papier utiliser pour la gouache ?
Un papier épais (200 g à 300 g), grain fin, torchon ou satiné. Toutefois, le papier satiné peut provoquer des traces. Cela dépend du rendu souhaité.
Puis-je retravailler une zone après séchage ?
Oui. La gouache se réactive à l’eau, ce qui permet des corrections, mais nécessite de travailler en douceur.
La gouache craque-t-elle dans le temps ?
Seulement si elle est appliquée en très épaisseur ou sur un papier trop fin. Avec un support adapté, elle est durable.
Faut-il vernir une illustration gouache ?
Ce n’est pas indispensable. La gouache reste mate et fragile — l’idéal est de protéger sous verre.
Comment obtenir une teinte chair harmonieuse ?
En mélangeant :
une base de jaune ou ocre
un peu de rouge
une pointe de bleu ou brun
et du blanc pour ajuster la luminosité
(→ parfait pour renvoyer vers ton article dédié)
Quel pinceau utiliser pour la gouache ?
Des pinceaux synthétiques, qui offrent précision et contrôle. Les formes rondes sont polyvalentes ; les plats sont meilleurs pour les aplats.
Peut-on réactiver une palette de gouache sèche ?
Oui, il suffit d’ajouter de l’eau. C’est un médium économique et durable.

