Le carnet de dessin, essentiel dans ma pratique d’illustratrice
Il y a des images que l’on montre, et d’autres qui restent dans les pages d’un carnet. Des fragments, des essais, des couleurs posées sans intention précise. Des gestes plus libres, plus intuitifs.
Dans ces pages, il n’y a pas d’attente de résultat. Seulement le plaisir de chercher, d’explorer, de se laisser surprendre.
C’est souvent là que tout commence.
{ Petit tour d’horizon }
Un espace pour expérimenter sans pression
Le carnet est un laboratoire personnel.
J’y teste des couleurs, des textures, des gestes. J’essaie, je recommence, j’observe.
C’est un espace libre, sans contrainte ni jugement, où les erreurs deviennent des pistes nouvelles.
Un endroit pour créer autrement, plus spontanément.
Explorer la matière
Gouache, aquarelle, crayons de couleur…
Chaque médium apporte une qualité différente : la profondeur mate de la gouache, la transparence de l’aquarelle, la précision des crayons.
Les mélanger me permet de jouer avec les équilibres, entre maîtrise et hasard, entre structure et matière.
Garder une trace
Au fil des pages, le carnet devient une mémoire.
Il garde trace des essais, des évolutions, des hésitations.
Feuilleter ces pages, c’est observer son propre chemin, retrouver des idées, mesurer le temps et les progrès.
Nourrir des projets
C’est souvent dans ces carnets que naissent les premières images.
Des idées encore fragiles, des intuitions, des ambiances.
Ils accompagnent ensuite les projets plus aboutis, comme l’album Des nœuds au cerveau, où chaque page raconte une étape du processus.
Un espace essentiel
Le carnet reste un lieu à part.
Un espace pour ralentir, expérimenter, respirer.
Un espace où tout peut commencer.

