Jardin intérieur : un Leporello peint à la gouache




Voyage au fil des pages

Il y a des projets qui naissent d’une idée très précise. Et puis il y a ceux qui se révèlent au fur et à mesure.

Jardin intérieur appartient à cette seconde catégorie.

Lorsque j’ai ouvert ce Leporello, je n’avais pas de parcours tout tracé. Seulement l’envie de peindre à la gouache, de laisser les couleurs dialoguer et de construire, page après page, un espace où il ferait bon se promener sans vraiment savoir vers où l’on va.


Un jardin qui s’est inventé en avançant

Les premières fleurs en ont appelé d’autres.

Les verts ont changé au fil des pages. Les textures se sont affinées. Certaines couleurs sont revenues comme un refrain.

Peu à peu, un jardin imaginaire est apparu.

Un bassin de nénuphars est venu s’y glisser — un sujet qui m’accompagne depuis longtemps et que j’avais déjà exploré au pastel gras, dans un esprit inspiré de Monet.

Les poissons Koï ont ensuite trouvé leur place, suivis par quelques hirondelles.

Des présences discrètes

Très vite, j’ai ressenti le besoin d’y faire entrer des personnages.

Non pas pour raconter une histoire précise, mais pour donner une présence à ce jardin.

Trois personnages s’y promènent.


Elles observent, contemplent, s’arrêtent un instant.

J’aime leur laisser la liberté d’imaginer ce qu’elles pensent ou ce qu’elles cherchent.

Premier personnage - esquisse

Deuxième personnage

Troisième personnage

Ce que ce Leporello m’a appris

Ce projet m’a rappelé combien j’aime travailler en série.

Revenir aux mêmes couleurs sans jamais les répéter tout à fait.

Explorer une palette jusqu’à en découvrir des nuances inattendues.

Prendre le temps.

Dans un Leporello, chaque page existe pour elle-même, mais c’est l’ensemble qui raconte quelque chose.

C’est cette progression que j’aime : voir un univers se construire lentement, sans chercher à tout maîtriser dès le départ.


La dernière page

Refermer ce Leporello me procure un sentiment étrange.

La joie d’avoir mené un projet jusqu’au bout.

Et, déjà, l’envie d’en ouvrir un autre.



Parce qu’au fond, un jardin intérieur n’est jamais vraiment terminé.

Il continue de pousser, d’évoluer, de se transformer.

Et je crois que c’est aussi ce qui me plaît dans la peinture.


POUR ALLER PLUS LOIN

Les poissons koi et les nénuphars sont des sujets qui m’accompagnent depuis plusieurs années. J’aime les revisiter avec différents médiums.

Vous pouvez découvrir :

Mes poissons koi aux Neocolors II - (Jouer avec les pastels Neocolors II)

Les nénuphars aux pastels à l’huile - (Les pastels à l’huile, un délice)



Dans mon atelier

Technique :

Gouache, principalement Lefranc Bourgeois avec quelques couleurs Sennelier.

Support :

Leporello de la marque Fabriano, format A5, papier aquarelle.

Temps de réalisation :

Deux mois

Palette :

Des verts tendres, des roses poudrés, des bleus profonds, quelques touches de lilas, d’orange…
et beaucoup de blanc pour les teintes pastel.

Ce projet m’a appris :

Il m’a permis d’accepter qu’un univers se construise page après page, sans en connaître la destination dès le départ.


Si vous souhaitez découvrir le Leporello dans son intégralité, je vous invite à le feuilleter en vidéo.

🎥 Feuilleter Jardin intérieur


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Marie Deligny

Illustratrice, je crée des images douces et poétiques à la gouache, inspirées du quotidien. Portraits, livres et illustrations sensibles.

https://mariedeligny.com
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